A vous tous qui avez peut-être lu mon blogue ces derniers temps (j’ai remarqué une recrudescence soudaine de visiteurs, probablement venant de Frank qui n’a pas pu s’empêcher de tout raconter ce qu’il ne devait pas raconter à l’école mais bon…) je voulais m’excuser de toutes les histoires qui vous ont peut-être semblé farfelues. J’aurais toutefois une faveur à vous demander, et je vous demanderais de passer le mot pour m’aider dans cette démarche.

Il existe des êtres qui ont des intentions ignobles, ils se promènent partout en liberté et nous dérobent quelque chose de très précieux sous notre propre nez, à notre insu. Bien que je ne peux vraiment expliquer leur intention, ils doivent être localisés. Ils font partie d’une organisation dont le chef a été arrêté hier, mais qui risque de réussir à renaître de ses cendres malgré tout – à moins qu’on intervienne.

Ils sont identifiables par leur tenue vestimentaire. Ils portent toujours un morceau de linge blanc : soulier ou chapeau ou pantalon, etc. Ce sont des hommes et des femmes qui ont l’air innocents mais qui doivent être repérés. Ils fonctionnent sous le nom de code « Chronophages». Faisons en un jeu. Qui d’entre-vous pourra localiser le plus grand nombre de ces «chronophages» ? Postez vos résultats sur le site suivant : chronophages.ning.com

Un dernier conseil, s’ils se promènent avec un contenant en verre, peu importe ce que c’est, évitez-les à tout prix !

Avez-vous déjà eu l’impression que la réalité n’est pas tout à fait au point. Qu’elle puisse être gérée par une machine nullement parfaite et où certaines des commandes qu’elle exécute ont des bogues ?

Avez-vous déjà vécu des synchronicités? Des hasards communs que vous partagez avec plusieurs personnes au même moment. Vous lisez un livre et au moment où vous lisez le mot “téléphone”, celui-ci sonne près de vous. Vous pensez à quelqu’un et par hasard celle-ci vous écrit un courriel pour vous dire qu’elle pensait à vous.

Avez-vous déjà vécu des déjà-vu? Des moments où l’on a l’impression que la machine manque d’imagination et vous refile la même scène?

Avez-vous déjà eu l’impression que vous aviez amplement de temps et que soudainement vous réalisez que le temps s’est écoulé mystérieusement vite. Alors qu’à d’autres moments, vous devez passer quelques minutes dans le bureau du directeur et que le tout semble durer une éternité.

Ce matin, toutes ces incongruités se sont données rendez-vous dans ma chambre.

Ça ne va pas…

Après les cordons partout l’autre jour, maintenant des hallucinations.

J’étais insomniaque, j’avais de la difficulté à m’endormir. Vers minuit j’avais la tête qui tournait et j’avais mal à la main comme la veille. Mon bras a toujours cette marque bizarre, c’est comme un drapeau, ça fait quelques jours que j’ai ça sur la main et je n’arrive pas à le faire partir. Je ne sais même pas d’où ça vient. J’espère que ce n’est pas une maladie de peau quelconque, pourtant je suis très fidèle à la crème solaire l’été même si mon grand-père dit toujours que quand on fait trop attention, on devient trop fragile. Je ne sais plus qui croire.

Néanmoins, j’étais assis dans mon lit et il régnait un silence incroyable. Les murs étaient tapissés de la lumière de la lune qui tentait de se frayer un chemin au travers de mes rideaux. Les oiseaux faisaient un vacarme d’enfer à l’extérieur. Il y en même un qui a cogné la vitre.

J’étais assis et j’avais l’impression que j’étais le personnage principal d’un film que quelqu’un regardait et que celui-ci ne cessait de jouer avec les pitons de sa manette, écouter la scène, ralentir, accélérer. J’avais l’impression qu’avec chaque inspiration, le temps avançait, qu’à chaque expiration, le temps prenait un autre rythme. J’avais même l’impression d’entendre le chant des oiseaux se dérégler, que les rayons de lune se déplaçait à toute allure sur mon poster de Radiohead sur le mur. Puis le tempo ralentissant, le bras gauche de Thom Yorke se faisait flatter par une lumière qui hésitait dans ses mouvements. Je n’ai pas pensé regarder mon cadran pour voir si tout ce que je ressentais suivait une logique calculée par les heures affichées. J’étais sidéré de peur, convaincu que la fin des temps était arrivée. Que le mécanisme de l’univers avait été rembobiné à l’époque et que les ressorts avaient épuisé leurs sources d’énergie.

J’ai peur d’en parler à d’autres. Peut-être que tous ces changements dans ma vie me touchent plus que je ne le pense.

J’étais dans un pétrin monumental, croyant que la situation était à un niveau problématique sans précédent. J’attendais à l’entrée du bureau du directeur (qui venait de me sortir d’un mauvais pas), lorsque la porte s’est ouverte – c’était GRAND-PÈRE! Il avait avisé le directeur de ma mauvaise situation par téléphone (comment il a fait je ne sais pas mais il me surprendra toujours!) et discutait avec celui-ci pour pouvoir me ramener à la maison .

Ouf! Quel moment de soulagement lorsque la porte s’est ouverte.

Ça fait du bien de voir un visage rassurant avec tout ce que je vis ces jours-ci.

Vous connaissez mon grand-père? Il est incroyable!

Mon grand-père, entre autres choses, est une véritable encyclopédie de citations. Il dit que dans ces courtes phrases on retrouve des leçons de sagesse qui prennent des années parfois à apprendre par soi même.

Ces jours-ci, il ne cesse de me dire que je dois laisser le temps arranger les choses.  J’ai fouillé mes blocs-notes pour voir si certaines citations qu’il m’avait apprise sur le thème du temps pouvaient m’aider. Il y en avait plein!

Le temps mûrit toutes choses ; par le temps toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de la vérité. – François Rabelais

Au moins la vérité à un père qui fait plus de sens que le mien : )

Il y a deux sortes de temps : y a le temps qui attend et le temps qui espère. – Jacques Brel

Moi, j’espère en attendant.

C’est un malheur qu’il y a trop peu d’intervalles entre le temps où l’on est trop jeune, et le temps où l’on est trop vieux. – Montesquieu

Celle-là grand-père la disait souvent. C’est le genre de sagesse qu’on est heureux d’avoir appris avant qu’il ne soit trop tard.

La vie humaine se compose de deux parties : on tue le temps, le temps vous tue. – Rastignac

Celle-là il la disait quand on lui faisait perdre son temps.

Le Christ est mort pour nos péchés. Nous devons donc en commettre un de temps en temps. Sinon, il serait mort pour rien.

Celle-là n’a aucun rapport avec le temps, mais m’a toujours fait rire. J’aimais surtout les attaques que ces mots lui méritaient de la part de grand-mère. Elle criait «blasphème !!».

Je ne sais pas le temps qu’il nous reste promis, Mais qu’importe le temps lorsqu’on a des amis.

Amen.

Le temps est une invention du mouvement. Celui qui ne bouge pas ne voit pas le temps passer. – Amélie Nothomb

Celle-là m’a fait du bien bizarrement!

Je n’ai rien trouvé sur le Web qui explique ce qu’on ressent lorsqu’on devient progressivement fou. Mes pensées sont claires, ma perception de la réalité l’est moins.

On ne sait apprécier les choses lorsqu’elles vont bien. C’est lorsqu’on perd cet équilibre subtil qu’on apprécie ce qu’on avait. C’est lorsqu’on a mal au pouce qu’on réalise l’utilité de celui-ci, c’est lorsqu’on a le nez bouché qu’on apprécie la richesse de pouvoir bien sentir toutes les douces odeurs qui nous entourent.

C’est lorsque le décor qui nous entoure se mets à changer qu’on apprécie le spectacle continuellement en reprise qu’on visualisait depuis notre naissance.

Les gens ne sont pas supposés avoir des genres de cordons qui leur sortent du nombril et qui semble tracer un chemin devant eux, un chemin que les gens suivent inconsciemment.

C’est ce que je vois depuis ce matin, partout où je vais.

Depuis près d’une heure, partout, je vois des milliers de cordons de toutes les couleurs qui se croisent, s’entremêlent, se contournent, partout où je regarde je vois apparaître ces espèces de…des espèces de cordons ombilicaux qui sortent des nombrils des gens et qui se promènent devant eux, qui s’efface lorsqu’ils avancent et qui se prolongent pour tracer le chemin que les gens suivent.

Et on dirait que je suis le seul qui voit ces choses.

Ça apparaît, ça disparaît…

Tout mon monde change, et c’est moi que tout le monde regarde avec un air hébété, comme si c’était moi l’anomalie. D’une façon l’anomalie est effectivement moi, car je suis le seul qui soit resté normal, qui n’a pas cette espèce de machin.

Imaginez un party d’Halloween ou tout le monde est déguisé et où vous arrivez sans déguisement. C’est comme ça que je me sens.

Ces espèces de cordons partout…. Certains se croisent, s’emmêlent, d’autres gigotent en tout sens, d’autres sont droits…

Je suis inquiet.

J’aimerais croire qu’on m’a drogué. Que j’avais gobbé des yogourts périmés qui me font halluciner… mais non !! Mon esprit est clair, mes mouvements sont clairs, mon réel à moi est clair. C’est tout le reste qui est déréglé et je n’ai aucune idée comment réinitialiser la machine….

Heureusement que ça c’est calmé et ça s’est arrêté…

Mais si seulement c’était tout.

Je risque de perdre toute crédibilité avec cette prochaine affirmation, mais je dois le faire quand même. J’ai l’impression d’être suivi. Je veux écrire tout ceci le plus rapidement possible car j’ai peur. S’il devait m’arriver quelque chose, j’aurais au moins laissé des traces.

Je suis présentement à la bibliothèque de mon école, je me suis caché après m’être enfui. Je me suis enfui de la cour d’école où je tentais de passer inaperçu malgré mes hallucinations. Parmi tout le décor qui m’entourait, il m’a semblé remarquer 2 individus au loin qui me regardaient. Je les avais vus car j’ai remarqué que j’avais traversé leur cordon, je voulais voir qui était à la source. Ils étaient bizarres. Ils rigolaient dans un coin avec des pots en verre vides qu’ils ouvraient quand les gens passaient près d’eux, pour les refermer et les ranger délicatement dans un gros sac.

En portant trop attention à ces gens, j’ai compris qu’ils ne voulaient pas être vu de moi. Qu’ils avaient même fait un très gros effort de ne pas être vu et que ma réaction les avaient contrariés. Ils avaient été découverts et plutôt que de prendre la fuite, ils visaient la confrontation. Leurs regards m’a vite fait comprendre que leur intention n’était pas d’aller prendre un thé au café du coin mais plutôt de m’amener faire un tour de valise de voiture.

Ces gens ne venaient pas de l’école. Ils ne ressemblaient à aucun des enseignants que j’avais croisé depuis mon arrivée à l’école et il y avait quelque chose de louche dans leur apparence, trop bien habillés peut-être…

J’ai donc fui.

J’avais l’avantage du terrain. La plus grande source de stress de tout élève entrant dans une école secondaire est l’horrible dédale caché à l’intérieur de ses murs. Des corridors et des portes qui s’enlignent sans fin et qui suivent une logique qui prend des semaines, voir des mois à comprendre. Un étranger de l’extérieur n’a aucune chance.

Quelques minutes plus tard, j’étais au confins de la bibliothèque, à un ordi, en train d’écrire ces lignes.

J’ai peur. Je ne sais plus trop où aller. Je n’arrive pas à communiquer avec mon grand-père.

Si je me sors de ce pétrin, je promets que je vais terminer de vider mes boîtes…

Je voudrais vois ma mère

Et danser avec elle

Pour oublier sa mort

Je voudrais voir ma mère

Se gonfler de soleil

Devenir un bijou

Aussi gros que la terre

(Adaptation facile mais qui m’a fait du bien d’une vieille chanson de Michel Rivard)

J’aurais fait un très mauvais mage à l’époque des chevaliers, si mon avenir dépendait de mes visions nocturnes.

Je ne me souviens jamais de mes rêves le matin venu. Complètement dans les vap…Plusieurs fois j’ai l’impression d’être de mauvaise humeur à cause d’un rêve que j’ai fait, mais je n’en ai pas le plus petit souvenir. Alors je suis marabout pour aucune raison valable. J’ai souvent l’impression que mes rêves tentent de me parler mais je semble être un très mauvais public. Très inattentif du moins.

J’ai fait un rêve hier soir qui m’a marqué toutefois par les images inhabituelles. Tellement, que je m’en suis souvenu au matin.

On rêve parfois de lieux qu’on a visités ou de films qu’on a vus, mais les images dans mon rêve m’étaient complètement étrangères. Et surtout, il y avait une fin assez particulière. D’immenses engrenages, partout autour de moi, des cris, des coups de fusil. Une balle qui m’a atteint à la main droite. C’était une douleur assez atroce et, fait surprenant, la douleur persistait à mon réveil.

J’ai probablement accroché quelque chose pendant mon sommeil et c’est ce qui m’avait éveillé aussi brutalement.

Ça doit être la tache bizarre, que j’ai sur la main depuis quelque temps, qui me dérange et qui m’a fait faire ce rêve idiot.

J’aimerais bien savoir sur quoi je me suis frotté, ça ne part pas cette tache. La seule chose que j’ai clarifié à ce sujet c’est à quoi elle ressemblait : la lettre hébreux vav…Demandez-moi pas comment j’en suis arrivé à ça…

Quelqu’un a un truc pour faire disparaître des tâches tenaces? J’ai dû m’accrocher quelque part et j’ai la main droite tachée de marques noires qui ne veulent plus partir. J’ai vérifié sur le Web et j’ai tout essayé : essence à briquet, du citron, de la petite vache mais rien à faire. C’est particulier quand même, ça ressemble presque à quelque chose :

Je me sens seul.

Je suis à l’hôpital depuis des heures et j’ai un gros «down». J’ai le temps d’écrire alors j’ai sorti mon téléphone, ma tête est trop pleine.

Ces souvenirs où j’étais heureux dans ma petite communauté de St-Jean à Terre-Neuve, où tout m’était si familier, ces souvenirs sont tellement éloignés. Pourtant si peu de temps à peine s’est écoulé depuis mon arrivée ici, dans ce nouveau monde.

On ne devrait pas tourner le dos à notre passé.

On ne peut fuir nos souvenirs, peu importe où l’on est, ils nous suivent. Il va falloir que je les confronte un jour ou l’autre.

En attenant j’ai l’impression d’être un zombie en quête de cervelle pour me satisfaire. J’ai quitté un lieu où les gens se parlaient, où les gens avaient un sens du groupe, où des élèves comme moi pouvaient être bons à l’école sans se faire humilier par une masse d’élèves moyens qui sentent le besoin de ridiculiser ceux qui performent. Tant qu’on met des efforts à abaisser les autres, on ne peut s’élever plus haut. Ça m’a pris du temps à comprendre ça, mais s’il y avait plus de monde qui pensaient de même, on verrait moins de médiocrité partout.

Ici, c’est un milieu plat, sans forme ni textures, sans goût ni odeur. Un territoire où l’on vénère l’imbécillité. Bref, je déteste mon nouveau quartier, je déteste ma nouvelle école.

Mon grand-père dit qu’il faut que je laisse le temps aller, que les choses vont s’arranger.

Peut-être que dans cette masse d’élève que je vois tous les jours je trouverai des amis à la hauteur de Jonathan et Frank que j’ai dû abandonner avec le déménagement.

Le pitonnage  avec mes amis hier jusqu’aux petites heures s’est fait sentir ce matin. Ça n’aide pas à ma concentration. L’éveil a été pénible. Pourquoi c’est si simple de rester réveillé la nuit, mais si dur de se réveiller le matin? Pourtant, je m’étais promis de me coucher tôt. L’appel du social virtuel a pris le dessus. Même si je m’étais promis de dialoguer gros max 15 minutes, plus d’une heure s’est écoulée avant que je ne me convainque d’aller me coucher.

Une fois que mon cadavre ambulant s’est décidé de se mettre en mouvement et de quitter son lit douillet, j’ai atteint le corridor et j’ai pu observer que le reste de la matinée ressemblait aux autres. J’ai continué à avancer comme une vraie marionnette qui se déplace même si elle n’a aucun fil pour la tenir, aucune motivation à aller nulle part.

La scène dans le reste de la maison était comme un ballet mal chorégraphié. J’ai descendu les escaliers pour aller déjeuner J’avais pris du retard dans mon entrée en scène matinale. Trop tard pour les routines habituelles.

Ma vie sociale étant ce qu’elle est en ce moment, je me suis dit que mon apparence physique et ma mauvaise haleine ne seraient que des défaites supplémentaires à me donner si la journée ne me présentait pas plus d’occasions à faciliter ma vie au secondaire.

L’école secondaire : un zoo dans la jungle de la vie d’un adolescent.

Rien de facile depuis le déménagement dans ce nouveau quartier. Mes camarades de classe semblent tous se connaître déjà depuis le primaire. Tous les visages me sont étrangers dans cette nouvelle école. J’ai sous estimé le stress social que peut causer un déménagement dans une vie. J’avais des visions de nouvelle vie, une tentative de tout recommencer. Ça plutôt été le lâche abandon de toutes les choses sûres de la vie: les amis d’enfance, les coins de jeux, les places où aller pour rencontrer les amis, les souvenirs de maman.

Dans un nouveau quartier, les rituels de la vie de tous les jours sont à réapprendre. Tous les rites d’acceptation sont à redécouvrir. Pas toujours agréable, et pas toujours facile surtout à cet âge où les groupes d’amis sont déjà formés et les nouveaux arrivant ne sont pas toujours les bienvenus.

J’ai peut-être fait une gaffe magistrale en me lançant dans cette aventure, en bas du gouffre, il n’y avait pas d’eau mais plutôt de la boue. Et là, je suis enfoncé jusqu’au oreilles.

Go pour une autre journée…on verra bien!

J’ai enfilé mes jeans,  vérifié ma garde-robe rapidement. Quoi mettre? Être original sans être trop marginal, cool sans montrer qu’on l’est.

Heureusement qu’il y les chandails griffés pour donner du style sans trop d’effort. Merci Monsieur Billabong!

Je descends les escaliers. Je me souviens quand maman était là, préparant le déjeuner le matin. Mais ça c’était avant, on ne peut pas revivre les «avant», une chance qu’on a la mémoire pour nous rappeler le passé. Il faut vivre le maintenant avec ce qu’on a, sans trop traîner hier sur nos épaules. Mais j’aimerais revivre tous les hier lorsque maman était encore là. Je n’ai jamais aimé ses omelettes, mais qu’est-ce que je donnerais maintenant pour une simple bouchée!…

Grand-père a déjà quitté, il m’a laissé une note «Bonne journée, je t’aime, j’ai hâte de te revoir ce soir, voici quelques dollars si tu as besoin de quelque chose!»

J’appréhendais l’arrivée dans cette nouvelle école rempli de visages inconnus. J’étais supposé commencer plus tôt, mais mon grand-père avait mal rempli les papiers (pourtant! il est si minutieux). L’école voulait le rencontrer pour régler quelques petits détails. Ça bien beau être une école privée qui donne l’impression que tant qu’on paye on peut faire partie d’un groupe d’élèves élite, ils sont têteux sur les détails de papeterie à remplir !

Grâce à tout ça j’ai eu droit à 2 jours de congé (et non je n’ai pas vidé mes boîtes, mais j’ai retrouvé des sous-vêtements propres!).
Peu après mon arrivée, vers 10 h, l’école a été évacuée! Un incendie s’est déclaré dans la cuisine de la cafétéria. Semblerait qu’un employé maladroit aurait déplacé des bonbonnes de gaz, un de ses collègues l’aurait vu faire et aurait corrigé la situation avant que ça ne soit trop grave. Quelques serviettes de papiers auraient aussi été oubliées sur le four, ce qui aurait causé l’alarme. Ça aurait suffi à déclencher les systèmes d’arrosages et à inonder quelques locaux ainsi que la cafétéria. Les élèves sont donc retournés à la maison!

Ce sont de rumeurs de cours d’écoles, je ne sais pas si c’est vraiment basé sur des faits mais c’est tout ce que j’ai pu apprendre.
Pas très habile le cuisinier maladroit, mais très apprécié par la population étudiante pour ce congé bonus!